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CISA - Général
Mercredi, 26 Août 2009 22:20

LES PROJETS D’ACCUEIL INDIVIDUALISÉ (PAI)
Foire aux Questions

Au cours des derniers mois, plusieurs parents nous ont posé des questions au sujet des Projets d’Accueil Individualisés (PAI) mis en place pour des élèves du CIMF atteints de handicaps ou éprouvant des troubles de la santé ou de l’apprentissage. Nous vous communiquons ici les réponses que nous avons données aux interrogations les plus courantes. Tout d’abord :

Suis-je concerné(e) par un PAI ?
Vous pourriez l’être si votre enfant présente un trouble (de santé et/ou de l’apprentissage) ou un handicap diagnostiqué par un professionnel de la santé et pour lequel un suivi particulier a été préconisé. Le diagnostic médical ou paramédical est essentiel puisqu’il permet d’apporter des solutions pertinentes, dans le cadre du PAI.

Quel en est l’objectif ?
Une fois les troubles identifiés, un PAI est formulé de façon à faciliter le parcours scolaire de l’élève dont la progression et la réussite académique seraient mises en péril. Le PAI vise l’atteinte de cet objectif en mettant de l’avant des aménagements concrets (de l’espace, de l’horaire, des modes d’évaluation, etc.), et appropriés aux difficultés qu’éprouve l’élève.

L’origine du PAI ?
Depuis la fin des années 1990, le système éducatif français tente d’améliorer l’intégration en classes régulières des élèves handicapés. C’est dans le cadre général de cette approche qu’en 2002, le ministère français de l’Éducation nationale reconnaît officiellement les troubles spécifiques de l’apprentissage dans un document intitulé « Mise en œuvre d’un plan d’action pour les enfants atteints d’un trouble spécifique du langage oral ou écrit » (Bulletin Officiel nº 6 du 7 février 2002 ; circulaire nº 2002-024 du 31-01-02). Dès lors, l’école met en place des actions (PAI) pour mieux prendre en charge les élèves dont les troubles de l’apprentissage sont dorénavant considérés – pour les cas les plus sévères – comme des « troubles de la santé évoluant sur une longue période » ou des handicaps.

Depuis 2002, les modalités d’intégration ont été précisées et des outils ont été conçus pour répondre aux difficultés spécifiques que rencontre l’élève. Il ne faut donc pas confondre le PAI, qui traite des « troubles de la santé évoluant sur une longue période sans reconnaissance du handicap » (pathologies chroniques, allergies, intolérance alimentaire, trouble spécifique du langage – dyslexie, dysphasie) avec :

  • Le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) s’adressant aux élèves reconnus « handicapés » par la CDA (Commission des Droits et de l’Autonomie de la France). Le PPS est géré par des instances chargées du soutien aux personnes handicapées.

  • Le Programme Personnalisé de Réussite Éducative (PPRE), dispositif de soutien pédagogique, établi pour des élèves dont les connaissances et les compétences scolaires spécifiques ne sont pas maîtrisées ou qui risquent de ne pas être maîtrisés. Le PPRE est généralement mis en place pour une courte durée et est obligatoire en cas de redoublement.

Il faut noter qu’au CIMF le champ d’application du PAI a été interprété de façon un peu plus large afin de permettre l’inclusion de handicaps relativement légers sans pour autant multiplier les formalités administratives.

Alors, qu’est-ce exactement qu’un PAI ?
Comme l’indique la documentation officielle, le Projet d’Accueil Individualisé est avant tout « une démarche d’accueil résultant d’une réflexion commune » de tous ceux qui ont un rôle à jouer dans la progression scolaire de l’élève.

C’est un outil de consensus entre l’enfant, les parents, l’établissement (direction et enseignants) ainsi que les spécialistes et autres personnes-ressources fournissant un soutien thérapeutique à l’élève. Concrètement, le PAI prend la forme d’un document dans lequel est défini le rôle de chacun de ces participants. La complémentarité des interventions de chacun est recherchée, ainsi que leur mise à jour tout au long du parcours scolaire. Le document de base utilisé au CIMF est inspiré du modèle élaboré par le ministère français de l’Éducation nationale.

Que contient le PAI ?
Ce document organise, dans le respect des compétences et des responsabilités de chacun des participants, les modalités particulières de la vie scolaire en tenant compte des besoins thérapeutiques de l’élève. On y retrouve donc une gamme d’informations, qui peut varier selon la situation de chaque élève. Globalement, ces données incluent :

  • L’identification des intervenants et de leurs coordonnées;

  • Une description succincte des troubles ou handicaps que concerne le PAI ;

  • Les objectifs et les moyens à mettre en place ;

  • Les évaluations et recommandations plus détaillées des spécialistes – éventuellement, des extraits de plans établis dans d’autres établissements qu’a fréquentés l’élève.

  • Les adaptations apportées à la vie de l’élève durant l’ensemble de son temps de présence au sein de l’école. Sont précisés par exemple, les aménagements physiques ou pédagogiques que nécessitent les handicaps et les troubles de l’apprentissage, les conditions de prise de repas lorsque l’élève souffre d’allergies alimentaires, la prise de médicaments ou le protocole d’urgence, les absences régulières pour traitements (aménagements d’horaire), les dispenses d’activités incompatibles avec sa santé ou sa condition physique, les activités de substitutions ou les modes adaptés d’évaluation qui seront proposés, etc. ;

  • En annexe, une liste des aménagements les plus courants (comme base de discussion et pour faciliter la rédaction du PAI).

Quelle est la première étape pour les parents ?
Lorsqu’un diagnostic a été établi, prendre contact avec :

  • l’instituteur (trice) à la maternelle et au primaire,

  • le professeur principal au secondaire

Ceux-ci communiquent avec la direction pour organiser une rencontre et préparer le document.
L’instituteur ou le professeur principal de l’élève agit comme représentant de l’équipe pédagogique (soit l’ensemble des professeurs qui enseignent à l’élève durant l’année scolaire). Il est donc chargé de communiquer le contenu du PAI de l’élève aux autres enseignants de la classe.

Qui participe à la mise au point d’un PAI ?
Le PAI est mis au point en accord et avec la participation de la famille, par le directeur d’école ou le chef d’établissement.
Le spécialiste chargé du suivi externe de l’élève participe à l’élaboration du PAI, de façon directe (en assistant aux réunions de concertation) ou indirecte (en fournissant des recommandations écrites et, au besoin, par communications téléphoniques)
À moins d’avis contraire pour les élèves en bas âge, l’élève doit prendre part aux diverses rencontres, en compagnie de ses parents.

Une fois le PAI mis en place, comment se fait le suivi ?
La forme écrite prend ici toute son importance puisqu’elle permet d’évaluer les actions mises en place. Des rencontres périodiques (par exemple, une à la fin de chaque trimestre, ou une à mi-parcours, ou plus souvent selon le cas) seront fixées dans le PAI.

En fin d’année, un bilan des objectifs, des moyens et des résultats doit être fait. Il servira de point de départ pour le PAI de l’année suivante. Il assurera la transmission des informations aux futurs intervenants, lors du passage d’un niveau à l’autre, et d’un cycle au suivant – éventuellement, d’un établissement à un autre.

Combien d’élèves de CIMF disposent déjà d’un PAI ?
Depuis la rentrée de septembre 2007, plus d’une trentaine d’élèves bénéficient d’un PAI répondant aux besoins spécifiques de chacun d’eux.

Nous espérons que ces quelques informations auront répondu aux interrogations des parents concernés. Pour obtenir de plus amples renseignements, nous vous invitons à communiquer avec nous par l’entremise de l’adresse courriel de l’APE ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ).

Le Comité Intégration et Soutien à l’Apprentissage de l’APE